Images aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Samedi 7 octobre 2006

Les 23 et 24 septembre, les Scouts du Nonnenbruch se sont retrouvés pour leur week-end de rentrée à la Schildmatt dans la vallée de Munster. C’était non seulement les retrouvailles après les vacances de chacun, mais aussi la cérémonie de Montée des Branches.1
Les enfants sont partis en bus depuis Pfastatt accompagnés de leurs chefs. Dès notre arrivée, branle bas de combat ! Les tentes ont poussées comme des champignons et le grand terrain s'est remplis des cris et des rires des enfants.
Christophe Gillmann, l'aumônier du groupe, a animé une célébration ou les jeunes ont pu réfléchir sur des choses simples comme "merci" ou "s'il vous plait".
A la fin de la célébration, Merlin l’enchanteur, venu de sa lointaine forêt de Brocéliande, nous a parlé des problèmes qu’il rencontre actuellement.
Le roi Arthur se fait vraiment vieux et n’est plus en mesure d’être le digne représentant des 4 provinces composant son royaume. Il a demandé à Merlin son plus fidèle ami de réunir les 4 chevaliers de chaque province. Nous avons donc accueilli le chevalier Noir de la province de Sao Miguel, le chevalier à la Croix de la province de Nossi-Bé, le chevalier Van Loc de la province de Punakaïki et le chevalier Marin de la province de Uyuni.
Merlin a présenté aux chevaliers et aux membres des équipes de chaque province les différentes épreuves qui se dérouleront pendant le week-end. Il nous a expliqué que la province qui sortira vainqueur de ces différentes épreuves désignera le nouveau roi Arthur.
En attendant il a invité toutes les équipes à se retrouver autour d’un grand dîner pour être dans les meilleures dispositions pour débuter le combat.
Voilà l’imaginaire planté. Les jeunes se mettent dans la peau de représentants provinciaux.
Après s’être rempli l’estomac des meilleurs mets préparé par le chef cuisinier de la cour du roi Arthur, les 4 équipes se sont retrouvées sur la place d’honneur autour d’un grand feu.
Les 4 chevaliers se sont dispersés aux 4 coins du terrain et ont accueilli les équipes pour 4 ateliers tournant, d’un quart d’heure chacun.
Les différentes épreuves de cette veillée furent la fabrication de flèches polynésiennes en vue d’un concours de lancé, la construction d’un totem à partir d’éléments naturels ramassés dans la forêt et symbolisant la province de chacun, l’écriture d’une chanson à partir de mots obligatoires et la création d’un sketch à partir de thèmes donnés.
De nouveau réunies autour du feu de veillée les quatre équipes nous ont présenté leurs chants et leurs sketchs. Les 4 chevaliers, jurys officiels, prirent notes de chaque représentation.
A la fin de la veillée, on fit un grand cercle pour la prière scoute, moment de calme et de retour sur la journée passée ensemble, avant un sommeil bien mérité.

Pendant la nuit, le vent se déchaîna. La pluie se mit à tomber bruyamment. Les quelques aventuriers qui dormaient à la belle étoile se réfugièrent sous les tentes ou sous les arbres de la forêt.
Le dimanche matin, le temps était toujours pluvieux. Un vent glacial nous soufflait dans les oreilles. Pas la peine de vous dire que thés et chocolats furent vite engloutis avant qu’ils ne soient trop froids.

Merlin et les chevaliers toujours à la recherche du successeur du roi Arthur, continuèrent de proposer des épreuves aux vaillantes équipes. Pour les préparer au mieux, les scouts participèrent à différents ateliers dans la forêt. Chaque équipe fabriqua un char à partir d'éléments naturels, d'un peu de ficelle et de beaucoup d'imagination. Pour mettre leur corps en condition et affronter les batailles qui les attendaient l’après midi, ils s’essayèrent à un parcours du combattant. Courir, sauter, ramper, lancer (des freesbees). Rien ne les décourageaient. Ils s’entraînèrent au lancé des flèches polynésiennes réalisées la veille. Mathieu se révéla invincible, (il faut dire qu’il était l’un des plus grand) son lancé était impressionnant. Et pour finir de préparer l’ensemble de leur corps tous furent confronter à une série d’énigmes, je vous en cite une : « Je suis invisible lorsque je sers, on me trouve au bout d’une ligne, et toujours à l’intérieur d’un vers. Qui suis je ? » 2.

En fin de matinée, ce fut le temps des épreuves : Courses de chars  et lancés de flèches polynésiennes. Les duels furent terribles entre les 4 équipes. Chacun défendit son honneur avec toujours plus d’âpreté et d’énergie. A midi précise la cloche sonna la fin des épreuves. Merlin et les autres chevaliers se réunirent en un concile brûlant dans la forêt. Il était très difficile de départager les équipes. Certains avaient de très bon score au lancé de flèches, d’autre à la veillée, d’autres à la course de chars.
L’annonce du vainqueur fût ainsi reporté à la fin du repas à la grande déception des équipes qui avaient hâte de connaître leur nouveau roi.
Comme à chaque fois, nous entonnèrent un joyeux bénédicité et mangeâmes de bon appétit. Juste avant le dessert, Merlin et les chevaliers furent de retour. Ils s’étaient enfin décidé. Ce fut l’équipe de la province de Nossi-Bé vainqueur final de toutes les épreuves, qui fut saluée. En son sein un jeune garçon nommé lui même Arthur fut proclamé roi ! Comme quoi la nature fait bien les choses. Juste et bon, ce grand roi et les chevaliers de sa province distribuèrent eux même un fastueux dessert. Pour la grande joie de tous. Merlin et les chevaliers repartirent à la fin du repas annoncer la bonne nouvelle dans le lointain pays de Brocéliande.

Pour terminer notre week-end, nous avions encore une chose importante à faire au sein du groupe du Nonnenbruch : La Montée des Branches. En premier lieu de jeunes enfants devaient intégrer l’unité Louveteaux, des Louveteaux l’unité Scouts, et des Scouts la flottille des Marins. Pour ce faire les chefs mirent en place des mini initiations. Nous avions démonté et rangé toutes les tentes sauf une. Tous les Louveteaux se mirent à l’intérieur pour créer une sorte de parcours semé d’embûches et les nouveaux durent traverser cette marée de pieds, de jambes et de doigts qui chatouillent avec un foulard du groupe sur les yeux. Pour les guider et les rassurer, Brico était aussi dans la tente mais pourtant n’était pas le dernier à chatouiller les plus jeunes. Le passage vers les Scouts se fit par le franchissement d’un gouffre imaginaire à l’aide d’un corde. Chaque nouveau Scout aider par les chefs Louveteaux mit le pied dans un anneau de  corde, s’élanca et fut récupéré de l’autre côté par les chefs Scouts. Pour les nouveaux Marins-Pionniers, l’affaire se corsa. Les chefs avaient monté un pont de singe. Une corde en haut et une corde en bas ; le but étant de traverser sans tomber. Les chefs étaient encore présents pour parer à tout accident. Tout se passa à merveille, dans les rires et la bonne humeur. Pour finir, comme tout le monde trouvait ça très drôle, on acclama La Meuf qui a intégré le groupe l’année dernière pour qu’elle s’y colle à son tour. Elle ne put s’empêcher de faire le pitre. L’assistance n’étant pas encore rassasiée et ce fut au tour de Xavier intégrant cette année l’équipe d’animation des groupes  de passer le pont de singe.

Avant de redescendre de la montagne pour retrouver le bus et rentrer en ville, une dernière chose amusa moins les enfants : « Le râteau ». Comme le veut la tradition scoute, le respect de l’autre et de la nature, chaque sccout laisse l’ endroit ou il a séjourné aussi propre sinon plus que lorsqu’il arrive.


1 Montée des Branches : Chaque année, lorsque les enfants ont réalisés leur temps dans une unité, le groupe célèbre leur montée dans l’unité suivante. Des Louveteaux aux Scouts, des Scouts aux Pionniers ainsi de suite. Ils sont alors accueilli par leurs nouveaux camarades lors d’une cérémonie.

2 Réponse de l’énigme : Un hameçon.


(photos à venir)
par La Meuf, scouts, guides Pfastatt Lutterbach Mulhou publié dans : Le groupe
Dimanche 30 avril 2006

Après l’hiver rigoureux du début de l’année 2006, les Tamias1 de la forêt du Nonnenbruch ont semé la panique à Lutterbach en cherchant des vivres pour terminer la saison difficile.

Après avoir visité de nombreuses caves et affolé les grands-mères en pillant les conserves familiales, les Tamias ont retrouvé la trace de leur reine. Celle-ci est détenue depuis 1946 dans le presbytère de Lutterbach. Les premiers Louveteaux avaient enfermé la reine dans la chaufferie pour qu’elle hiberne jusqu’à la fin du monde.

Le 09 avril 2006, bouleversement dans l’histoire des Tamias; après avoir libéré la reine qui a hiberné 6 décennies dans la cave du curé, ils donnent rendez-vous aux Louveteaux au Molkenrain. C’est le lieu de la bataille du 19 novembre 1946 qui a entraîné l’extinction des Tamias. Maintenant, ils veulent corriger les Louveteaux et prendre leur revanche.

Sac au dos, de bonne humeur et en pleine santé, les Louveteaux arpentent la route et les chemins qui mènent au chalet des Amis de la Nature de Thann. La monté est longue, il y a de la neige, on se trompe de chalet et les chefs ont oublié les vivres dans la voiture en bas de la montagne.

Les Tamias ne se montrent pas, pourtant, nous les appelons, mais aucun signes d’eux.
Alors, les chefs organisent des activités :
- Un premier atelier : initiation à la lecture de carte pour éviter aux Louveteaux de se perdre autour du chalet au cas où  les Tamias envisageraient des jeux pour les disperser.
- Le second atelier : Comment faire son sac pour partir en week-end ? Cet atelier est destiné à permettre aux Louveteaux de n’emporter que le strict minimum pour survivre pendant 2 jours. Si jamais les Tamias arrivaient à gagner contre les chefs. Les Louveteaux seraient livrés à eux même pour rentrer chez eux.

Comme le gardien n’est pas là pour ouvrir le chalet à 16h00 comme il était convenu avec les Amis de la Nature (Ça, c’est étrange, car d’habitude, il est d’une ponctualité exemplaire), le troisième atelier consiste à construire des cabanes pour passer la nuit. Car, en aucun cas, les louveteaux ne veulent louper une occasion de passer un week-end au froid, sous la pluie et avec la charmante compagnie des Tamias. ;))

A 17h30, retardé par une rencontre avec des Tamias sur son chemin, le garde du refuge arrive. Tout le monde se précipite dans le chalet, pour être à l’abri et au chaud. Il commence à faire nuit, et les Tamias pourraient s’approcher !

Les Louveteaux les plus courageux redescendent dans la vallée avec un chef pour récupérer les vivres dans la voiture ! La descente est dangereuse, neige, racines…Les louveteaux glissent, trébuchent, mais ils arrivent entiers pour remonter chargés avec les victuailles !
Pour le repas du soir, c’est une bonne soupe préparée entièrement par Les abeilles2 ! La soupe est très bonne, mais comme nous n’avons pas vu l’ombre d’un Tamias, nous n’avons pas pu en attraper, et nous sommes obligés de mettre des saucisses avec la soupe pour remplacer le hachis de bestioles.
Après le repas, nous organisons une cérémonie de Promesse, dehors, autour du feu pour certains Louveteaux en première année. En rentrant dans le chalet, catastrophe, tout est sans dessus-dessous. Les Tamias ont eu le temps de visiter la maison, et de tout renverser dans la grande salle. Ils nous ont laissé un message en 18 morceaux. Ce message est très intrigant : « Vous êtes très courageux d’être revenus au Molkenrain, nous vous avons observé toute l’après midi, maintenant, vous allez connaître la vengeance des Tamias après 60 ans de vie sans notre reine. Si vous entendez des bruits bizarres ou si vous sentez des chatouilles sous les pieds cette nuit, ne demandez pas de qui cela peut- être, Les Tamias »
Du coup, les Louveteaux, pas très rassurés, vont vite au lit sans faire de bruit, pour éviter d’attirer les petites bêtes.

Le lendemain matin, tous les lacets des chaussures ont été attachés les uns aux autres  pour former une guirlande. Est-ce la vengeance des Tamias ? Durant la nuit, plusieurs Louveteaux ont en effet cru entendre leur visite.
Après un copieux petit-déjeuner, la matinée est consacrée à la recherche du trésor des Tamias enterré au Molkenrain il y a 60 ans par les anciens.

Le jeu est compliqué, mais les louveteaux comprennent facilement les astuces pour retrouver les indices qui mènent au trésor. Au bout de quelques heures sous une pluie fine et dans la neige, nous le découvrons enfin ! Peut-être que grâce à lui et en négociant avec les Tamias, nous arriverons à retrouver la paix et la tranquillité ? Les Louveteaux écrivent alors un message aux Tamias en espérant qu’ils répondent avant la fin du week-end.
Pour essayer de croire à une éventuelle réconciliation avec les Tamias, nous faisons un bref temps spi3, pour célébrer notre volonté de paix.

Cette fois ci, nous avons la confirmation que les Tamias sont en rage, une troupe de marcheurs s’est fait attaquer, heureusement, ils n’étaient pas loin du refuge, et nous les accueillons pour qu’ils se réchauffent et déjeunent tranquillement.

Après le repas, nous avons miraculeusement une réponse des Tamias. Le message des Louveteaux les a visiblement convaincus qu’ils devaient se comporter comme des vraies bêtes sauvages et donc, rester dans la forêt sans déranger les humains (ouf !)
Les Louveteaux décident alors de fêter la réussite de la mission en faisant font encore quelques derniers jeux.

Juste avant de partir, nous faisons un rapide bilan de notre week-end avant retrouver les parents.
Nous redescendons la montagne par un dimanche pluvieux, humide et froid. Nous sommes tous, trempés, fatigués, mais entiers et heureux.
 Il en faut bien plus pour faire trembler les louveteaux du Nonnenbruch !

1 les Tamias : petites bêtes qui ressemblent à des écureuils, ils ont des rayures grises sur le dos, ils sont très malins et parfois farceurs. Les Tamias sont très intelligents et parlent le langage du morse comme les Blacks Pingouins (cf. chasse du moi de décembre).
2 les Abeilles : c’est tout simplement le nom de la sizaine des filles.
3 temps spi : petit temps spirituel entre nous pour réfléchir sur notre vie.

Brico, chef louveteaux
par La Meuf, scouts, guides Pfastatt Lutterbach Mulhou publié dans : ## Louveteaux
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus